Mercredi 13 décembre 2006
Pour les étudiants et les professionnels en publicité, voici un exemple de bande annonce diffusée quotidiennement sur les chaînes TV chinoises. Famille, bonheur, harmonie... telles sont les valeurs mises en avant pour vendre le produit.
Mais cette vidéo est surtout un contre-exemple dans l'art de glisser subtilement le produit à l'écran et de rentrer dans l'esprit du spectateur. En effet, la méthode employée pour faire connaître le produit est la répétition. Le produit figure sur toutes les séquences de la bande annonce: dans les bras de l'enfant, dans ceux du père, dans ceux de la mère ou seul à l'écran. Simple et efficace, la méthode de Pavlov n'en reste pas moins désagreable.
Dimanche 26 novembre 2006
Les journaux et les magazines chinois n'auront plus le droit d'accepter de publicités mensongères à compter du 1er novembre, selon l'Administration d'Etat de la Presse et des Publications et l'Administration d'Etat pour l'Industrie et le Commerce.
Cette interdiction fait suite à celle d'août dernier émise par l'Administration d'Etat de la Radiodiffusion, du Cinéma et de la Télévision et l'Administration d'Etat pour l'Industrie et le Commerce sur les publicités mensongères à la télévision et la radio.
Les publications n'ont plus le droit d'accepter les publicités mensongères vantant les mérites de produits médicaux "miracles" contre l'impuissance masculine, pour avoir une poitrine avantageuse ou pour guérir de toutes sortes de maladies.

Selon l'étude Advertising Trends in Urban China, publiée dans le Journal of Advertising Research, les croyances et les attitudes des chinois à l'égard de la publcité sont plus positives que celles des américains et plus généralement des occidentaux. Ce résultat tend à être plus prononcée chez les jeunes urbains chinois.
Le sentiment de méfiance à l'égard de la publicité semble moins développé qu'en Occident. Ainsi, 69% des sondés chinois considèrent la publicité comme informative. Toutefois, même si la méfiance à l'égard de la publicité paraît faible, il reste néanmoins que 41% des interrogés estiment que la mission première de la publcité est de pousser les gens à acheter des produits dont ils n'ont pas besoin.
Par ailleurs, 40% des interrogés associent les marques diffusées sur des supports publicitaires à la notion de qualité. Il ressort de cette étude que les campagnes publicitaires étrangères sont plus appréciées que celles des marques locales.
La Chine compte aujourd’hui 111 millions d’internautes et ce chiffre ne cesse de croître à une vitesse vertigineuse. Les annonceurs ont rapidement compris le message et adoptent alors des stratégies publicitaires permettant d’orienter le consommateur chinois vers de nouveaux modes de consommation. Ainsi, la publicité on-line commence à prendre une place prépondérante dans le domaine de la publicité au sein de l’Empire du Milieu puisque que ce mode de communication à généré 548 millions de Dollar fin 2006. Business Interactif évoque de véritables stratégies concernant ce type de publicité en mettant en avant le fait que les sociétés publicitaires « optimisent le placement … et cherche à introduire de nouveaux formats ». Avec une croissance de 1.4% en 2004, la publicité on-line en Chine devrait poursuivre sa progression pour les années à venir du fait de la croissance des revenus générés par ce type de support.
Concernant les formats utilisés, Business Interactif énonce que le format vidéo reste le plus prisé, suivit par les bannières, puis viennent en troisième position les boutons et les pop-up. Les principaux supports utilisés restent sima.com et sohu.com, tandis que le moteur star reste baidu.com.
Ce business prends une telle ampleur que les autorités chinoises se sont misent à combattre le spam dès l’année 2006. Rappelons qu’en 2004, la Chine était la seconde source de spam après les Etats-Unis, et que les quantités de publicités non désirables en provenance de ce pays à doublé depuis cette année. Pour remédier à cette situation, Data news nous confirme que « la Chine se met à combattre le spam » et tend à adopter une législation comparable à celle des Etats-Unis.